Un résumé personnel de ma lecture du livre Slow Computing, Why we need balanced digital lives; de Rob Kitchin et Alistair Fraser (Bristol University Press).

La première moiter de ce livre nous présente l’espace numérique actuel (enfin, celui de l’atelier qui précéda le livre, vers 2017).

La seconde partie nous explique comment on pourrait modifier nos utilisations personnelles et collectives du numérique.

Je résume mes pensées et réflexions suite à la lecture, les passages intéressants ainsi que certaines sources à lire.

Slow computing?

Le Slow Computing est un moyen pour faire attention à notre utilisation du numérique. Il s’agit aussi de comprendre et faire des changements sur le fonctionnement et l’organisation de notre société numérique et de notre économie.

Il ne s’agit pas d’être contre les ordinateurs et l’ère du numérique. Il s’agit plutôt d’avoir une balance entre les possibilités du numérique, ce que l’on en fait et comment il est bénéfique pour nous.

Ce qui nous permet d’apprécier les joies que propose le numérique.

Résumé des chapitres

La première partie fait un super résumé de ce qu’est le numérique actuel. Se basant sur nos vies, sur ce qu’on utilise numériquement tout au long de la journée jusque dans son lit.

Mais aussi sur ce que nous n’utilisons pas et qui nous suit tout au long de la journée, jusque dans notre lit…

On peut y ajouter les notions d’emmerdification-merdification du numérique. Pas présent tel quel dans le livre, mais on peut le déduire de certaines parties.

1. LIVING DIGITAL LIVES - Vivre une vie numérique

Le numérique se trouve partout autour de nous. Nous pouvons nous connecter à internet partout. Du train à l’avion!

Nous pouvons utiliser le numérique pour travailler plus vite, plus intensément et tout le temps. Nous l’utilisons aussi pour le plaisir. Et c’est sur cette partie que les entreprises du numérique en profite pour nous rendre accro et nous ponctionner nos informations personnelles (ces informations sont une véritable mine d’or pour elles).

Le but du livre est de démontrer deux arguments:

  1. Pourquoi nos interactions avec le numérique sont importantes et impactante. Le numérique accélère et divise la vie de tout les jours, et nos données sont récupérées pour créer notre profil et pour nous cibler.
  2. Nous devons essayer, même un tout petit peu, d’avoir un self-control sur nos actions numériques et les utilisées à bon escient.

Les plaisirs de l’informatique

Nous avons des perles de technologies dans les mains. Que ce soit un ordinateur portable ou un ordiphone, nous pouvons, grâce à eux, faire plus de choses dans nos journées: Produire, consommer, interagir, communiquer, gouverner, surveiller, voyager, jouer, …

Nous gagnons du temps pour faire autre chose.

Nous sommes dans un monde ou tout se fait très rapidement. Une facture à payer? Il suffit de le faire via son ordiphone par application bancaire directement, sans devoir passer par un guichet dans une banque.

Nous ne voulons plus retourner en arrière, dans un monde sans numérique. Beaucoup se plaigne du monde digital mais ne voudrait absolument pas revenir en arrière, dans un monde analogique.

La vie est facilitée grâce le numérique, les problèmes de tout les jours peuvent être réduit.

On entrevoie des problèmes

On se sent de plus en plus interrompu par des notifications. Et lorsque nous n’en recevons pas, nous allons quand même vérifier.

Nous sommes accro.

Il s’agit aussi d’attentes sociales venant de notre famille, des amis, du patron, des client, etc; nous devons répondre directement, ce qui fait que chaque partie de notre vie est régie par le numérique et notre connexion au réseau.

Nous deviendrons tous citoyen numérique, qu’on le veuille ou non. Autant que nous ayons assez de connaissance pour nous débrouiller.

Il se trouve qu’à tout moment, dans le système numérique, des données sont générées, extraites et transformées en données utilisables commercialement. Il s’agit des big data.

Le terme big data correspond à des données qui sont générées en temps réel, constamment, spécifiquement à un système1 (les données reliées à chaque personne, objet, transaction dans un système), qui sont identifiables au niveau de l’individu.

En même temps, il y a des technologies qui permettent de collecter et de regrouper des données pour créer des liens et des prédictions sur les personnes dans ces systèmes et, aussi prendre des décisions basées sur les prédictions.

Les courtiers en données (data brokers), utilisent ces profiles pour aider des entreprises à faire des choix importants, trier les personnes en catégories (qui seront traitées différemment).

Nos données sont donc monétisées ou utilisées pour prendre des décisions qui peuvent être des choix de vies ou de morts (assurance vie, drone tueur). Malheureusement, parfois, basée sur des données incorrectes ou invalides.

Il n’y a pas que les entreprises qui collectent nos données, les gouvernements aussi. Ils produisent et traitent des données personnelles. Que ce soit pour les impôts, les services proposés ou l’aide au citoyen. Cela peut être positif, comme par exemple, permettre la création de structure si besoin est. D’un autre coté, il y a aussi la possibilité que les gouvernement utilisent ces données pour faire de la surveillance de masse et utiliser les données par favoriser un groupe de citoyen vis à vis d’autres. En ce qui concerne les entreprises, cela peut provoquer des changements radicaux permettant une paupérisation des citoyens.

Au plus nous utiliseront d’appareil connecté, au plus il y a une chance que nos données soient partagées.

Notre vie digitale crée deux autres problèmes:

  • L’accélération : nous devons rester connecter constamment, toujours en faire plus, plus vite, être réactif aux notifications. Notre vie digitale semble se compresser et découpe notre temps.
  • L’ exploitation: depuis le début du numérique, un modèle économique est de récupérer toutes nos données, de notre vie à nos idées et pensée.

Chacun peut et probablement devrait travailler à trouver un équilibre dans sa vie numérique; ce plaisir de l’informatique nous expose tous à l’accélération et à l’exploitation, mais aussi au fait que nous avons des options pour créer de nouveaux profils numériques. La manière dont nous réagissons aujourd’hui et à l’avenir est la question principale.

Slow computing

TODO: continuer l’article. livre page 11

Réflexions

Notes

2. ACCELERATING LIFE

3. MONITORING LIFE

4. PERSONAL STRATEGIES OF SLOW COMPUTING

5. SLOW COMPUTING COLLECTIVELY

6. AN ETHICS OF DIGITAL CARE

7. TOWARDS A MORE BALANCED DIGITAL SOCIETY

Ressources


  1. Un appareil de reconnaissance de plaque (ANPR) capture l’identité de chaque voiture qui passe sur la route; pas seulement quelques voitures passant par la route, mais toutes les voitures passant par la. Pourtant, tout les automobilistes ne passent pas par cette route, ce qui veut dire ques les données sont correctes quand liées à un système, pas à l’entièreté de la population. ↩︎